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| Mardi, 20 Mars 2012 07:50 |
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Tout d’abord, permettez-moi, Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de vous présenter les six thèmes que je vais développer ci-dessous. Ce sont :
1. Monsieur le Ministre, nous exigeons des preuves à propos de vos accusations répétées contre les Collègues Lettreux et le Doyen Kazdaghli
2. Monsieur le Ministre, l’Histoire en temps réel a voulu que votre sceau avec la Mouvance Salafiste fasse éclore Trois Roses, dénommées Amel Aloui, Khaoula Rachidi et Amal Attia, pour la commémoration de la Journée Internationale de la Femme
3. Monsieur le Ministre, votre faculté de permuter victimes et agresseurs serait-elle sous-jacente à un braconnage électoral ?
4. Monsieur le Ministre, altérer l’Histoire du Mouvement d’Indépendance Nationale ou son Hymne sont aussi des sacrilèges
5. Monsieur le Ministre, dans Toute Réforme Universitaire, le Ministre doit respecter les Structures et bannir les Orientations Partisanes ou Sectaires et les Annonces Démagogiques ou Idéologiques
6. Monsieur le Ministre, votre auto-promotion au grade de Professeur des Universités pose problèmes et questionnements !
Ensuite, Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ce n’est pas, uniquement, en tant que tel que je vais m’adresser à vous, mais, aussi, en tant que deuxième personnage du Parti Ennahda et de l’Etat, après le Guide Suprême, comme dans mon précédent article paru sur le Lien suivant :
article qui donne, dans son ouverture, une justification de cette qualité que je me suis permis de vous octroyer, Monsieur le Ministre, ainsi que de l’expression « Guide Suprême »
1. Monsieur le Ministre, nous exigeons des preuves à propos de vos accusations répétées contre les Collègues Lettreux
Monsieur le Ministre, voilà bientôt quatre mois que la violence de vos partisans de l’extrême, les barbus et les niqabées, soutenue, pour ne pas dire entretenue, des fois par votre silence assourdissant et troublant, d’autres fois par l’orientation et la coloration de vos déclarations et interventions, a pris ses quartiers d’hiver, et bientôt de printemps, dans l’enceinte de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM), avec ses lots d’agressions verbales et physiques, de menaces de mort, d’interruptions de cours et d’examens, avec ses haut-parleurs diffusant des chants religieux, ses prières fréquentes à-même la pelouse,…, et ce, en tenant en otage ses huit mille étudiants qui ne demandent qu’à étudier et qui risquent une année blanche, si vous ne troquez pas, Monsieur le Ministre, vos tergiversations, pour ne pas dire votre complicité implicite, contre une réelle décision politique, plutôt citoyenne, d’appliquer la Loi.
Cette complicité est apparue, d’abord, à travers la charge que vous avez lancée, sans ambages, début janvier, à peine deux semaines après la prise de votre fonction ministérielle, contre les médias en les accusant, sans distinction, « d’avoir amplifié cette affaire », comme vous dites. Elle a été confirmée, ensuite, par vos propos contenus dans l’enquête d’Agathe Logeart, sur la situation des femmes en Tunisie,parue, sur le Nouvel Observateur du 2 février 2012, sous le titre "Un Voile sur la Révolution". Ces propos ont été reproduits dans le paragraphe 3 de mon article référencé ci-dessus. Cette complicité a été étayée, après, par l’entretien que vous avez accordé à l’hebdomadaire Al Akhbar, entretien publié le 9 février 2012 sous le titre oh ! Combien révélateur : « Je fais assumer au doyen de la FLAHM la responsabilité de l’explosion de la crise ». Dans cet entretien, aux consonances conspirationnistes, vous attribuez, Monsieur le Ministre, sans détour, des intentions perverses au Doyen, au Conseil Scientifique de la FLAHM, ainsi qu’à des Hauts Fonctionnaires de votre propre Ministère, en les accusant d’avoir fomenté un Complot contre vous, pour vous pousser à la démission, «d’avoir créé de toutes pièces la crise du niqab », et vous affirmez que « le jeu et le fanatisme politique (des Lettreux)est à l’origine de l’aggravation de la crise (du niqab) à la Faculté des Lettres de la Manouba et à la Faculté des Lettres de Sousse ».
A ce stade, il convient de vous rappeler, Monsieur le Ministre, que ce n’est pas la première fois que vous lancez des accusations, sans aucune preuve ni aucun fondement, contre des collègues universitaires et principalement des Lettreux, en leur attribuant des intentions perverses. En effet, dans la Vidéo suivante :
http://www.youtube.com/watch?v=-HLRPYMXbdc
qui date du 6 mars 2011, vous affirmez que, du temps de Zinochet, « des personnalités du gouvernement, des membres de la famille au pouvoir, et malheureusement, des universitaires et des professeurs de La Faculté des Lettres se rendaient en Israël où ils sont très bien reçus, où on leur offre des divertissements variés : débauche, alcool et toutes autres choses. Ensuite, on leur remplit les poches et ils retournent (en Tunisie)».
2. Monsieur le Ministre, l’Histoire en temps réel a voulu que votre sceau avec la Mouvance Salafiste fasse éclore Trois Roses, dénommées Amel Aloui, Khaoula Rachidi et Amal Attia, pour la commémoration de la Journée Internationale de la Femme
Cette complicité, Monsieur le Ministre, a été, finalement, définitivement scellée par vos déclarations qui ont suivi l’Incident du Drapeau profané à la FLAHM, rapporté dans la Vidéo suivante :
http://www.youtube.com/watch?v=volEd9fqK8g&feature=share
Sur cette Vidéo on voit, d’abord, un barbu en qamis (genre de longue chemise ressemblant à une robe !) sur la terrasse d’un bâtiment de la FLAHM commettant le Sacrilège d’arracher notre drapeau national, aux couleurs rouge et blanc, pour le remplacer par le drapeau noir et blanc de son mouvement fondamentaliste djihadiste. Ensuite, on voit une jeune fille (Khaoula Rachidi), en pantalon, courir puis escalader le mur et, une fois sur la terrasse, elle essaye de s’opposer à la profanation du drapeau national. Elle fut jetée, brutalement, à terre par ledit barbu. Au cours de la bagarre qui s’en suivit, une autre jeune fille, (Amel Aloui) qui s’était interposée, a été violemment agressée par les salafistes et a dû être conduite aux urgences pour soins. Au milieu de la Vidéo, on aperçoit un barbu déchirant, cette fois-ci, le drapeau national et le lançant dans le vide. Amel Aloui est, Monsieur le Ministre, cette militante de l’UGET (Union Générale des Etudiants de Tunisie, syndicat historique, constitué en 1952, qui a largement contribué à la lutte pour l’Indépendance Nationale) qui a été, déjà, condamnée, en 2009, sous le Régime Zinochet, à un an de Prison.
Khaoula Rachidi, qui a défendu, si vaillamment notre drapeau, est rentrée, depuis, dans les cœurs des tunisiens et considérée comme étant une héroïne nationale; d’autant plus que l’Histoire en temps réel a donné à son exploit une portée hautement symbolique, car elle a accompli son acte héroïque la veille du 8 mars, Journée Internationale de la Femme. Ce qui a conduit le Chef de l’Etat à la décorer des insignes de l’Ordre de la République, lors d’une cérémonie de Salut au Drapeau qui s’est tenu, au Palais Présidentiel de Carthage, le lundi 12 mars. Au cours de cette cérémonie, Amel Aloui fut, aussi, félicitée par le Président de la République.
Comme vous le savez, Monsieur le Ministre, ce sacrilège a été suivi, immédiatement après, par d’autres agressions physiques sauvages de ces fous de Dieu contre des étudiants sympathisants de l’UGET, et, principalement, contre les militantes parmi eux.
Afin que vous ayez, Monsieur le Ministre, une idée de la sauvagerie du Mouvement que vous protégez, laissons parler une de leurs victimes, Amel Attia, à travers son témoignage paru, le 12 mars 2012, sur le journal en ligne businessnews :
«C’était mercredi 7 mars 2012, l’UGET avait prévu un rassemblement à la Faculté des Lettres de la Manouba, ensuite une marche pacifique vers le Ministère de l’Enseignement Supérieur, afin de revendiquer l’octroi de bourses d’études pour les étudiants, une action syndicale structurée et organisée d’avance. Juste après l’incident relatif au drapeau, nous avons vu l’arrivée de 5 véhicules estafettes, à bord desquels environ 30 salafistes sont arrivés, armés de bâtons, de chaînes et de couteaux. Ils ont attaqué les étudiants et les ont tabassés, créant ainsi la panique totale.
J’étais prise au piège entre deux salafistes qui m’ont coincée près de la station de métro. Ils m’ont mise à terre et se sont acharnés à me donner des coups de pieds et des coups de poings sur mon bassin et mes organes génitaux, à tour de rôle, l’un frappait l’autre criait «Allahou Akbar». Ensuite, je me suis réfugiée parmi les étudiants de l’IPSI (Institut de Presse et des Sciences de l’Information), qui m’ont abritée au sein de l’école, en attendant la venue des secours. Peu de temps après, des agents de la Protection civile sont arrivés sur place et m’ont de suite conduite vers l’hôpital Kassab, car on pensait que j’avais des fractures. Les examens et radios ont montré que je n’avais aucune fracture, alors, on m’a acheminée vers l’hôpital «Rabta», service gynécologique, parce que j’avais une hémorragie sévère ».
Je crois, Monsieur le Ministre, qu’il n’est pas exagéré de dire que vos déclarations, qui ont suivi ces incidents, sont mal à propos, compte tenu, d’abord, de la gravité de ces incidents, ajoutés à la terreur que les salafites essayent d’installer, depuis des mois, dans le pays et, ensuite, de l’énorme émotion qu’ils ont provoqués au sein de l’opinion publique, incidents qui ont conduit une grande majorité de cette opinion à, enfin, réaliser les dangers que représentent ces extrémistes, leurs alliés et leurs souteneurs, et à mieux cerner le calvaire de la Faculté martyre ; alors que, auparavant, cette même opinion n’avait pas, en général, réagi devant ce calvaire, calvaire qui perdure, pourtant, depuis bientôt quatre mois, et ce, malgré les appels de détresse réitérés de la part des étudiants, des syndicats, des enseignants de la FLAHM et de leur vaillant Doyen Habib Kazdaghli.
Après avoir laissé, Monsieur le Ministre, par votre laxisme et votre complice silence, une minorité s’ériger en hors la loi, prendre en otage, par la terreur, la FLAHM et en faire un lieu de non-droit, voilà que, par vos déclarations du 8 mars , vous rendez, sans ambiguïté, vos « Collègues » de cette Institution coupables de la violence de cette minorité et leur Doyen, implicitement, coupable de Complot, en déclarant: « J’accuse clairement mes collègues de ne pas être à la hauteur. Le doyen n’a pas fait ce qu’il fallait pour résoudre le problème pacifiquement et il a des arrière-pensées politiques » ; et ce, sans aucun mot de remerciements pour cette jeune fille qui, avec courage et témérité, a défendu le drapeau national, symbole de l’Unité et de la Souveraineté nationales, sans aucune condamnation de sa violation, ni aucune compassion pour ces étudiantes humiliées et agressées , lâchement et sauvagement, dans leur corps de femme, par ces fous de Dieu, sans foi ni loi; déclarations hautement symboliquement regrettables et malvenues, en ce 8 mars, Journée Internationale de la Femme, ce que vous n’ignorez certainement pas, Monsieur le Ministre.
Et ce n’est pas tout, Monsieur le Ministre. En cette même journée du 8 mars, qui est, par excellence, depuis plus d’un siècle, la journée de Manifestations à travers le Monde pour faire le bilan sur la situation des femmes dans leur société, quant à leurs Droits et leurs Libertés , et arrêter la stratégie de la lutte pour les améliorer, vous avez déclaré, en marge de la Conférence de Presse au Palais Présidentiel de Carthage, après la signature du Protocole de Coopération Scientifique et Technologique entre la Tunisie et la Turquie : « Je ne suis ni pour ni contre le niqab en cours, je constate qu’il y a des professeurs qui enseignent dans le Golfe où toutes les filles portent le niqab et ça ne pose pas de problème», en reprenant, Monsieur le Ministre, votre éternelle rengaine « les médias et le conseil scientifique de l’université de la Manouba ont amplifié le problème ».
Comme vous ne pouvez certainement pas l’ignorer, Monsieur le Ministre, nos Trois Roses ont décliné l’invitation duPremier-Ministre-Secrétaire-Général d’Ennahdha qui souhaitait les honorer. Ce qui me parait tout à fait normal de la part de citoyennes dont les valeurs se situent aux antipodes des valeurs de votre Parti Politique, valeurs portées par vos diverses déclarations dont la plus caractéristique (et la plus scandaleuse) est celle où vous nous invitez, implicitement, Monsieur le Ministre, nous citoyens d’un « État libre, Indépendant et Souverain », à adopter la réglementation en vigueur dans les Pays du Golfe ; valeurs portées, aussi, par de récentes déclarations du Guide Suprême concernant la Sharia. En effet, en marge du débat à l’Assemblée Nationale Constituante(ANC), qui s’est tenu le 28 février 2012, le Guide Suprême a déclaré « L’Article 1er de la Constitution stipule que ’’la Tunisie est un État libre, indépendant et souverain ; sa religion est l’Islam, sa langue l’Arabe et son régime la République’’, et il pourrait mentionner que la Sharia est la source principale de la législation tunisienne »,en jetant aux oubliettes ses belles promesses électorales, puisque ce même Guide Suprême a déclaré plus d’une fois « Nous sommes tous d’accord pour conserver l’Article 1er de la Constitution qui déclare que l’Islam est la religion et l’Arabe la langue officielle du pays » et qu’« il n’y aura pas d’autres références à la religion dans la Constitution ». Cette dernière déclaration date du 4 novembre 2011, une dizaine de jours après les élections, à une période où votre Parti Ennahdha, n’ayant pas obtenu la majorité absolue aux élections de ladite Assemblée, évitait d’effaroucher la base des Partis qui sont, aujourd’hui, vos alliés dans la Troïka, Monsieur le Ministre.
3. Monsieur le Ministre, votre faculté de permuter victimes et agresseurs serait-elle sous-jacente à un braconnage électoral ?
Monsieur le Ministre, dans vos dites déclarations, il n’y avait aucun mot d’encouragement ou de reconnaissance pour les étudiants et le valeureux personnel enseignant, administratif et ouvrier de la FLAHM qui, avec courage, endurance et abnégation, et malgré les insultes, les injures, les agressions physiques et les menaces de mort [« A la faculté, nous organisons des sit-in mais à l’extérieur, nous tuons et nous égorgeons », les prévient-on], ont pu sauver la session des examens du premier semestre. D’ailleurs votre duplicité, Monsieur le Ministre, dans la gérance de la crise de la FLAHM et votre permutation surréaliste des rôles des acteurs de cette crise, en présentant les salafistes comme étant les victimes et les enseignants les agresseurs, a conduit, entre autres, les Doyens des cinq Facultés des Lettres et des Sciences Humaines du pays (de Tunis, Sfax, la Manouba, Sousse et Kairouan), réunis le lundi 13 mars 2012 à Tunis, à, d’abord, exprimer, sans ambages, leur entière solidarité au Doyen Habib Kazdaghli qui, lui, n’a fait qu’appliquer la loi, et, ensuite, à vous désavouer, aussi sans ambages, en vous accusant d’adopter, un double discours, puisque, d’une part, vous prétendez respecter les démarches adoptées par les Doyens quant à l’organisation interne de leurs Etablissements, selon les textes en vigueur, et, d’autre part, vous essayez de faire pression sur eux (avec le renfort d’autres Ministres, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre des Affaires Etrangères, en particulier), par opinion publique interposée, pour les obliger à satisfaire aux revendications des salafistes ; comportement à grands risques, Monsieur le Ministre, qui ne peut que fragiliser les Structures Elues, exposer dangereusement le Doyen Kazdaghli, en l’ayant accusé nommément, et encourager les salafistes à poursuivre et amplifier leurs sinistres manœuvres.
De même, Monsieur le Ministre, les Doyens des quatre Facultés de Médecine de Tunisie, réunis en Conférence Mensuelle, ont signifié, dans une lettre envoyée au Doyen Kazdaghli, leur dénonciation des actes de violence commis par les salafistes « qui menacent l’indépendance et la sécurité de tous les établissements d’enseignement supérieur » et l’expression de leur « soutien total » et leur « inamovible appui dans cette lutte contre ces agissements hautement condamnables ». Aussi, le Conseil des Cadres de la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherchent Scientifique, réuni le samedi 10 mars 2012, a décrété une Grève Générale pour le jeudi 12 d’avril et ce, entre autres, en signe de protestation contre les dérives salafistes.
Tout cela, Monsieur le Ministre, qui êtes, aussi, comme je l’ai rappelé à l’ouverture de cet Article, le deuxième personnage du Parti Ennahdha et de l’Etat, donne l’impression que vous essayez, sans être, peut-être, salafiste vous-même, de braconner sur leur terrain, en prévision des prochaines élections, d’autant plus que vous disposez, dans ce cadre, à travers votre fils Oussama, d’un atout majeur pour y arriver, compte tenu de l’aura dont il jouit au sein de cette Mouvance, aura confirmée par sa présence dans les discussions infructueuses entre la délégation des salafistes et celle des enseignants de la FLAHM, présence que vous et les salafistes avez tenue secrète pendant lesdites discussions et qui a été dévoilée, le lundi 12 mars 2012, sur le plateau d’Hannibal TV, par vous-même, juste après avoir été acculé par la déclaration du Doyen Kazdaghli affirmant la présence, dans la discussion avec les salafistes, d’un mystérieux personnage répondant au prénom de Oussama et dont ni les salafistes, ni le Ministère, n’ont voulu dévoiler le nom, malgré l’insistante demande de la délégation des enseignants de la FLAHM !
Tout cela me pousse, Monsieur le Ministre, à donner un peu plus de crédit aux affirmations des médias nationaux et étrangers vous qualifiant de « salafiste» ou du « Faucon d’Ennahdha », comme l’affirme Jeune Afrique, journal généralement bien informé, dans l’Article suivant :
Ce qui précède m’amène, Monsieur le Ministre, à la réflexion suivante, inspirée par un auteur dont j’ai oublié le nom :
« En haut de l’échelle des hommes politiques se trouvent ceux dont l’action est guidée par la pensée vers les futures générations et en bas de l’échelle ceux dont l’action est guidée par la pensée vers les prochaines élections !»
4. Monsieur le Ministre, altérer l’Histoire du Mouvement d’Indépendance Nationale ou son Hymne sont aussi des sacrilèges
Monsieur le Ministre, votre Théorie du Complot, plutôt votre Théorie du Grotesque, dans « l’affaire » de la FLAHM n’est pas la première du genre, dans vos analyses des événements, passés et actuels, qui font l’Histoire de notre pays. A titre d’exemple, dans la Vidéo suivante :
http://www.youtube.com/watch?v=KWaxFwSLVf8
qui date du 26 janvier 2011, vous déclarez, entre autres (et quels autres !) que « La table sur laquelle a été rédigée notre Indépendance, Indépendance qui a été rédigée par Maitre Shamama, dont le Cabinet se trouve à la rue Saint-Denis à Paris, qui est israélien, cette table existe encore dans son bureau, elle fait un mètre sur un mètre(sic), ceux qui l’ont rédigée ce sont Mendès France et Cécile Hourani, ce n’est ni Bourguiba , ni un tunisien, ni un arabe. Vous voulez que je vous dise les conditions, les conditions que Mendes France a imposées à la Tunisie et à Bourguiba: il lui a imposé la liberté aux femmes, selon le modèle occidental, il lui a imposé la fermeture de la Mosquée de la Zitouna, fermeture que la France n’a pas pu réaliser …» (re-sic) et vous soutenez, ensuite, que Bourguiba est un « suppôt d’Israël, qu’il est d’origine juive qu’il hait l’Islam et l’Arabisme, qu’il est l’ennemi du peuple tunisien et se moque du peuple tunisien, qu’il a occidentalisé le peuple tunisien arabe et musulman et qu’il a fait du musulman un occidental, ce que la France n’a pas pu réaliser au bout de soixante-seize années d’occupation ».
Tout d’abord, Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur, j’ai le regret de vous dire que je me vois dans l’obligation de vous inviter à réviser l’Histoire de notre pays, car votre déclaration contient, de prime abord, une grossière erreur, puisque le Gouvernement Mendès France n’a rien à voir avec le Protocole consacrant l’Indépendance de la Tunisie, étant donné que ce Gouvernement est tombé le 5 février 1955. C’est le Gouvernement Edgar Faure qui a conclu, le 29 mai 1955, les accords de l’Autonomie Interne, et c’est le Gouvernement Guy Mollet qui a signé, le 20 mars 1956, ledit Protocole.
Avant de poursuivre, permettez-moi, Monsieur le Ministre, de prendre la liberté de vous exprimer ma révolte et ma profonde indignation quant à ces allégations dépourvues de toutes preuves, racistes, populistes et conformes au discours salafiste le plus extrémiste; allégations qui montrent, entres autres, que leur auteur est, encore, au stade où l’on confond sionisme et judaïsme ; allégations qui constituent une insulte insupportable aux universitaires que nous sommes, une insulte insupportable aux Martyrs et aux Militants du Mouvement de Libération Nationale, avec à leur tête Habib Bourguiba, en qui ils ont placé tous leurs espoirs, Bourguiba qui est le principal artisan-stratège de l’indépendance du pays, fondateur, sans conteste, de l’Etat et de la Tunisie Moderne, promoteur de la libération de la femme tunisienne et de l’enseignement pour tous, acquis qui vous a permis, ne vous en déplaise, d’accéder au poste ministériel que vous occupez, aujourd’hui, Monsieur le Ministre.
Monsieur le Ministre, bien que je fusse un opposant à Bourguiba, depuis l’aube de notre indépendance, quand la dérive anti-démocratique de son régime s’est confirmée, je me considère comme étant un de ces Militants, malgré mon jeune âge, en ce temps-là, temps où vous n’étiez pas encore né, puisque j’ai été l’initiateur de la première Manifestation organisée par les élèves de l’Ecole Primaire du Collège Sadiki. Nous étions partis de notre Ecole, avec nos tabliers roses, en scandant, à tue-tête, un chant que j’avais composé pour l’occasion et dont le thème est l’espoir que nous portions en Bourguiba pour nous conduire à la Libération. Ce chant naïf et enfantin, dont les paroles sont reproduites ci-dessous et qui fut, d’ailleurs, mon premier poème, n’a, évidemment, aucune valeur littéraire ; mais, pour moi, il demeure, encore, le symbole-support d’une époque vécue de l’Histoire de mon Pays :
Nous les écoliers et les écolières
Nous voulons la paix et non pas la guerre
La Tunisie pour nous, et non pour les français
L’Egypte pour les égyptiens, et non pour les anglais
C’est pour ça qu’on crie sans cesse :
A bas Paye, à bas Paye
Bourguiba va arriver
Pour chasser les Gardes Mobiles, les Goumiers
Et les français !
La Manifestation fut, brutalement, stoppée par des Gardes Mobiles devant leur Caserne, voisine du Collège Sadiki, Caserne où, d’ailleurs, Bourguiba fut emprisonné. L’emplacement de cette Caserne, dominant la Kasbah, est occupé, aujourd’hui, par la Municipalité de Tunis, son esplanade et ce qui fut la première Maison du Parti. Inutile de vous dire, Monsieur le Ministre, que les Gardes Mobiles furent surpris de voir surgir cette bande de gamins osant scander un chant annonçant l’arrivée de Bourguiba « pour chasser les gardes-mobiles, les goumiers », d’autant plus que nous nous étions donnés la consigne de les pointer du doigt en chantant ce vers.
Pour la clarté du texte, permettez-moi, Monsieur le Ministre, de vous fournir quelques clarifications de certains termes et personnages de ce chant :
« Paye » : Il s’agit de Lucien Paye, Normalien, Agrégé de Lettres, Docteur ès-Lettres. Sa Thèse, soutenue à Paris-Sorbonne en 1957, pourraient vous intéresser, Monsieur le Ministre, puisqu’elle est intitulée : « Enseignement et Société Musulmane ». Il fut Inspecteur de l’Enseignement en Tunisie, avant d’occuper le poste de Directeur Général de l’Instruction Publique en Tunisie, poste qui équivaut, sous le Protectorat Français, à celui de Ministre de l’Education. Et c’est dans ce cadre qu’il faut situer le vers : « A bas Paye, à bas Paye » (déjà à cette âge, le courant ne passait pas entre moi et mon Ministre de tutelle !). Lucien Paye fut, par la suite, Ministre de l’Education Nationale du Général de Gaulle, dans le Gouvernement Michel Debré.
« Gardes Mobiles » : Il s’agit de la Garde Nationale Mobile, appelée « les Gardes Mobiles », qui fut créée afin de concourir comme auxiliaire de l’Armée régulière au maintien de l’ordre dans l’Empire Français, entre autres.
« Goumiers » : Il s’agit de soldats marocains ayant servi dans les unités auxiliaires attachées à l’armée française, entre 1908 et 1956.
Afkar
| Tunisie. Lettre ouverte au ministre de l’enseignement supérieur | ![]() |
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| Samedi, 17 Mars 2012 07:48 |
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La Tunisie peut se «saoudiser», se «qatariser», «turquiniser», se «talibaniser», s’«iraniser»… La conception d’un projet de société ne se fait pas en un revers de main ou à partir d’un ensemble d’idées… Par Monia Mouakhar Kallel*
Après des mois de silence assourdissant, vous nous êtes apparu il y a quelques jours perplexe, inquiet, indigné, «honteux», dites-vous, de venir sur un plateau de télévision pour parler encore de l’affaire de Manouba… Et comme, en ce moment, l’indignation est la chose du monde la mieux partagée, je vous livre la mienne dans l’espoir de soulager la vôtre. Une logique victimaire et complotiste Commençons par la question qui semble vous inquiéter le plus : pourquoi, sur les 11.000 établissements universitaires, seule La Manouba n’arrive pas à résoudre le problème du niqab et de la violence ? Votre interrogation est pure rhétorique ; vous l’avez-vous-même montré lorsque vous en êtes venu à accuser M. le Doyen auquel vous endossez l’entière responsabilité des troubles. Ce discours s’inscrit dans une logique victimaire et complotiste dont vous êtes l’un des premiers promoteurs (sur la même chaîne d’ailleurs), et que vos collègues ont amplement exploitée, au point qu’elle a perdu de son efficacité même auprès du bon peuple, «echaâb», que vous aimez prendre à témoin… Par ailleurs, votre attaque frontale de M. le Doyen (emboîtant le pas au ministre de l’Intérieur Ali Laraâyedh), est extrêmement dangereuse. Elle finira par se retourner contre vous et contre tout le «corps» enseignant (si la métaphore signifie quelque chose pour vous). En inculpant Habib Khazdaghli, vous disculpez les vrais «criminels», ouvrez la voie à toutes les dérives, et laissez pourrir la situation… Vous n’êtes pas sans savoir, monsieur le ministre, que l’Université tunisienne va mal, très mal, de plus en plus mal. A ses problèmes d’ordre structurel, logistique et pédagogique qui remontent à quelques décennies, s’ajoutent des difficultés qui ont commencé à paraître au lendemain du 14 janvier 2011 et qui s’aggravent de jour en jour, ce qui crée un climat de tension ininterrompue et insupportable. |
Oh que non ! Mais la réponse à cette question n’intéresse évidemment pas certains de nos collègues de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse qui ont sillonné les cours de la faculté, le 8 mars dernier, le dos couvert de notre cher drapeau à la suite de notre collègue Ahmed Boujarra représentant à lui seul le défunt bureau de la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur dans notre faculté. La scène était d’un tragi-comique poignant car le cortège se composait essentiellement de collègues ex-RCDistes, Doyen en tête, et surtout de certains parvenus de la faculté : ceux qui ont recueilli les miettes du pouvoir qu’a bien voulu leur concéder le Doyen élu - faut-il le rappeler - par seulement 24% du corps enseignant, ceux qui ont reçu des promesses de promotion scientifique pour l’année prochaine et surtout ceux qui ont intérêt à maintenir la faculté dans la même situation où elle se trouve : un Conseil Scientifique non représentatif de la majorité des collègues et composé par une majorité contre-révolutionaire (pour moi, l’enseignant contre-révolutionnaire est celui qui, héritant des pratiques anti-démocratiques et anti-nationalistes de l’ancien pouvoir, ne fait rien pour améliorer les conditions de travail dans notre faculté, dans toute l’Université, et dans le pays entier et qui, en même temps, empêche ses autres collègues d’agir dans ce sens). Car les événements post-révolutionnaires, surtout à l’Université, prouvent hélas que le RCD – qui, loin d’être enterré, a réussi à maintenir et même renforcer son pouvoir dans presque toutes les institutions universitaires du pays et surtout dans notre faculté - n’était pas seulement un parti hégémonique. Il était aussi un état d’esprit, une façon d’être que certains parmi nous continuent à avoir même s’ils prétendent n’avoir jamais appartenu à ce parti. Certains des collègues formant ce cortège passent des journées entières à la buvette des enseignants à discuter politique. Vont-ils travailler ou jouent-ils plutôt au cache-cache avec leurs étudiants ? Seule l’Administration le sait mais que fait-elle contre ceux qui faillent à leur devoir alors qu’elle ne cesse de persécuter certains des membres de IJABA rien que parce qu’un jour de juin ils ont décidé de dire « non » et surtout parce qu’ils ont persisté dans leur refus d’être gouvernés par ce Conseil non scientifique?
Ayant quitté depuis juin dernier le troupeau des Boujarra, je ne me sentais évidemment pas concernée par cette mascarade du 8 mars même si l’atteinte à notre drapeau, symbole de l’unité nationale, m’a beaucoup peinée. Alors, je suis restée avec ma collègue Imen Jarboui à la buvette observant la scène burlesque des fenêtres de la grande salle. Le lobby destructeur de notre chère faculté se mouvait alors sous nos yeux nous narguant et se moquant de notre obstination à vouloir absolument rafistoler la grande camisole trouée de partout et qui cache à peine le corps meurtri de notre institution. Oui, notre faculté va mal et même très mal ! Ce Doyen despotique n’a-t-il pas résorbé le mouvement de colère générale qui a succédé à son installation forcée au premier étage ? N’a-t-il pas usé de tous les moyens pour isoler les plus obstinés d’entre nous ? N’a-t-il pas dépossédé de leur pouvoir – le seul pouvoir légitime - les chefs de départements élus directement par leurs collègues ? Ne protège-t-il pas en ce moment son collègue et ami le chef de jury du Master arabe qui a failli à son devoir en publiant des résultats tronqués de la deuxième année ?
A ce propos, il importe que je vous raconte une scène à la quelle j’ai assisté le 7 mars dernier et qui résume l’atmosphère désastreuse qui règne dans notre chère faculté : je venais de débarquer dans la grande salle des professeurs quand on m’a signalé qu’il y avait des problèmes concernant les résultats du Master arabe. Comme je suis censée enseigner, à ce niveau, un tout petit groupe que je n’ai vu d’ailleurs qu’une fois car il appartient à l’Ancien régime (des maîtrisards), j’ai cherché du regard M. Moncef Ouheibi et je suis allée m’informer auprès de lui des incidents de la veille. Nous sortions dans le couloir quand, au bout, nous avions été accostés par des étudiants concernés par ces résultats erronés. C’est alors que je me suis trouvée spectatrice d’une scène à laquelle je n’aurais pas du tout aimé assister : M. Ouheibi a assuré les étudiants que ceux qui ont réussi ne risquent pas de repasser l’examen et qu’une fois les notes des devoirs sur table et de l’oral ajoutés, d’autres vont certainement les rejoindre et le taux de réussite va alors s’élever. Mais c’était sans compter avec la colère légitime des étudiants qui refusaient une réussite non méritée et qui refusaient surtout que certains, méritant certainement zéro à l’oral car ils avaient toujours été absents, se trouveraient dispensés de cette évaluation et réussissiraient au même titre que leurs camarades ayant fait des dizaines de kilomètres toutes les semaines pour mériter leur note d’oral. A court d’arguments, M. Ouheibi s’est vite éclipsé et a cédé sa place dans ces pourparlers à un autre collègue du département d’arabe. Il s’agit de M. Mohamed Tajouri, ce Monsieur que, depuis que j’ai débarqué en 1996 à la faculté, j’ai toujours connu comme étant un membre permanent et irremplaçable du Conseil Scientifique. Les arguments de ce collègue qui n’enseigne même pas au Master étaient encore pus risibles que ceux de son collègue : les étudiants n’ont qu’à saisir la justice et s’ils ont un droit, ils vont certainement l’obtenir… Face à la colère montante des étudiants qui sont allés jusqu’à incriminer leurs enseignants « dépourvus », selon certains d’entre eux, de « conscience professionnelle », M. Tajouri n’a trouvé que ce dernier argument pour esquiver l’attaque : « ceux qui ne sont
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تونس: المواجهة بشأن النقاب مستمرة بمنوبة.. ووزير التعليم العالي ينتقد عميد كلية الآداب
2012-03-08
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تونس ـ وكالات: بعد اكثر من ثلاثة اشهر من بدء تحركات مرتبطة بمطالب دينية في الجامعات، ما زال الوضع على حاله في كلية الآداب في المنوبة قرب العاصمة التونسية، المؤسسة التي تعكس كل اشكال التوتر بين الاسلاميين و’التقدميين’.
ومنذ الثامن والعشرين من تشرين الثاني/نوفمبر، يوم بدء اعتصام للطلاب والسلفيين للمطالبة بتسجيل طالبات منقبات ومنع الاختلاط، لم تشهد هذه الكلية التي يدرس فيها حوالى 13 الف طالب اي استقرار. واغلقت الكلية لمدة شهر تقريبا وتعرض الاساتذة للشتم وقاعات الدراسة للتخريب.. وأجج التوتر انعقاد مجلس تأديبي الجمعة قرر معاقبة ستة طلاب بتوجيه انذارات لهم او ابعادهم (لمدة عام للشاب الذي يتزعم حركة تأييد النقاب). وجرت مشادة كلامية مساء الثلاثاء بين شابتين منقبتين من جهة وعميد الكلية حبيب كاسدغلي من جهة اخرى في مكتب العميد. والاربعاء، دارت مواجهات عنيفة في بعض الاحيان، بين سلفيين وطلاب نقابيين في حرم الجامعة. وخلال هذه المواجهات، تعرض شاب فرنسي يدرس الصحافة للضرب وكسرت الكاميرا التي كان يحملها، كما قال احد مدرسيه. وقالت استاذة اللغة الفرنسية سعيدة علايا لوكالة فرانس برس ‘منذ تشرين الثاني/نوفمبر تجري حوادث كل يوم. لكن الوضع يتدهور. قد تكون هناك سبع او ثماني منقبات يدعمهن بعض الملتحين في الكلية، لكن من الواضح انهم يتلقون دعما خارجيا’. ورأت ان المطالبة بالسماح بالنقاب وتخصيص قاعة للصلاة وهما مطلبان رئيسيان للمحتجين، هما ذريعتان. وقالت ‘لديهم مشروع مجتمع سلفي يريدون اقامته وهم يستهدفون منوبة لانها كلية تقدمية’. واكد استاذ التاريخ في منوبة علية علاني ان ‘العلوم الانسانية التي نتعلم فيها الفلسفة والنقض والعقلانية هدف للسلفيين بالتأكيد’. وذكر بان زعيم الحركة محمد البختي كان في التيار ‘الجهادي’ للسلفيين. ورأى محمد امين احد مسؤولي الحركة المؤيدة للنقاب ان ‘منوبة كلية لليساريين’.واتهم الرجل بلحيته المشذبة ودشداشته البيضاء الطويلة، وهو في سنته الثالثة في المعلوماتية، عميد الكلية بالقيام ‘باعمال استفزازية’ و’الوقوف ضد الاسلام’ وبانه ‘يريد اسقاط الحكومة التونسية’. وبالقرب منه، وقفت منقبة اسمها ايمان بروحة الطالبة في السنة الاولى ادب عربي، لتتهم العميد ‘بضربها’ خلال المشادة التي وقعت مساء الثلاثاء وتعرض تقريرا طبيا يثبت ذلك. وتقول غاضبة ‘في كل الكليات الاخرى يسمح للمنقبات بحضور الدروس. هنا عندما ادخل الى القاعة يخرج الاستاذ’، قبل ان تنضم اليها طالبة ثانية غير محجبة لتتهم العميد ‘بالتعنت’. لكن حبيب كاسدغلي الذي انتخب عميدا في حزيران/يونيو الماضي، ينفي كل هذه التهم، ويكرر ‘نسمح للمنقبات بدخول حرم الجامعة والذهاب الى المكتبة، لكن لاسباب امنية وتربوية من غير الوارد تدريس طالبات يغطين وجوههن’. ووافق المجلس العلمي في الكلية على قرار العميد، لكن هيئة التعليم تشعر بان السلطة التي ترعاها، تخلت عنها. ولم يعبر وزير التعليم العالي الاسلامي المنصف بن سالم عن اي موقف واضح في هذا الشأن. وقال علية علاني ‘يجب ان تخرج الوزارة عن صمتها وتفرض احترام قرارات المجلس العلمي والا لن تحل هذه المشكلة’. وبانتظار الحل، يتابع الطلاب عبثا هذه المواجهة ويخشون سنة دراسية سيئة. وقالت حنان هشوري التي جاءت من القصرين (وسط) لدراسة اللغة الفرنسية في الكلية ان ‘الدراسة هنا اصبحت مستحيلة’. الى ذلك اتهم وزير التعليم العالي التونسي المنصف بن سالم امس الخميس عميد كلية الآداب في منوبة التي يستهدفها مؤيدو النقاب، بانه لا يريد حل هذه المشكلة بطريقة سلمية. وقال بن سالم على هامش مؤتمر صحافي في قصر ق |





تونس ـ الشروق
على خلفية الأحداث التي جدت في الآونة الأخيرة في كلية الآداب بمنوبة عقد الحقوقي الصادق بلعيد لقاء مع الأساتذة والطلبة لمناقشة أسباب وخلفيات وتبعات هذه الحادثة وذلك مساء أمس الاول بإحدى قاعات الجامعة. ووسط حوار مشحون بالدموع والابتسامة تحدث الصادق بلعيد عن ضرورة احترام حرمة الحرم الجامعي واعتبر ان المساس بالجامعة هو مساس بالعلم، وأن مصير البلاد يتأثر اذا ما تزعرعت الكلية، فكلية منوبة على حد تعبيره هي القدوة ووصفها «بسيدي بوزيد الجامعة التونسية» وذكر الصادق بلعيد ان ما حدث في جامعة منوبة من اضطرابات حول المنقبات والتعدي على الإطار التربوي لم يشهد له مثيل من قبل. مضيفا ان ما كان يحصل سابقا هو مجرد اضطرابات يقودها شباب محمولون على بعض التطرف والثورة. مؤكدا أن هناك أطرافا متعددة ساهمت في اشعال فتيل الاضطرابات ومع كل أسف هذه الأطراف ليست متساوية وهناك تناقض كبير. على حد تعبيره.

على الرغم من وجود كم كبير من الطاقات الشابة وأخرى ذات الخبرة والتي تبذل مجهودات ملحوظة لأجل الرقي بالجامعة التونسية فإن مشاكل التعليم العالي والبحث العلمي كثيرة جداً إلى درجة أنه توجب فتح ملفيهما لإعادة بناءهما وهيكلتهما من جديد. و الترتيب العالمي للجامعة التونسية مترد جدا لدرجة تدفع إلى الفزع. الحديث عن مشاكل الجامعة التونسية يتطلب مجلدات فهناك الكثير مما يمكن قوله حول طريقة اختيار لجان الانتداب وحول شفافية عملها وهناك الكثير مما يمكن قوله حول الطريقة التي أدخل بها نظام امد وحول الارتجال والنقائص الموجودة به وهناك الكثير مما يمكن قوله حول واقع البحث العلمي ووحدات البحث وطريقة تقييمها ومتابعة أعمالها وهناك الكثير مما يمكن قوله حول النشر والمكتبات الجامعية و آليات التقييم الذاتي و إدماج مواصفات الجودة العالمية بالجامعة وهناك الكثير مما يمكن قوله حول الأوضاع الاجتماعية والاقتصادية للجامعيين. و هاته المواضيع, وعلى أهميتها, فأنه لا يمكن التطرق إليها بكل جدية دون المرور بمحطة ضرورية وهي دمقرطة هياكل الجامعة التونسية. ودمقرطة الجامعة تتمثل في انتخاب هياكلها من مجالس علمية ومديرين وعمداء بطريقة ديمقراطية تضمن وجود أصوات كل أصناف الجامعيين حسب تمثيليتهم. والمزية الكبرى لدمقرطة الجامعة تكمن في تكريس ثقافة الكفاءة ونبذ عقلية الولاء والمحسوبية واللوبيات التي ما فتأت تنخر الجامعة وتهمش الجانب العلمي على حساب ممارسات سياسوية تشخصن العلاقات بين الجامعيين. وخلنا أن ثورة الشعب التونسي ضد الدكتاتورية سوف تجعل من الجامعة التونسية مختبراً لتجارب ديمقراطية ولنفس جديد ولكن ذلك للأسف لم يحصل فالجامعة التونسيّة تعيش على وقع ما أفرزه تطبيق القانون المتسرّع المنظّم للانتخابات والمبني على الأمر عــ386دد المؤرّخ في 09 جوان 2011، ذلك أنّه يعتمد مبدأ الانتخاب غير المباشر









